Revue de presse

Sommaire

Inondations, canicules… les villes doivent se préparer « urgemment » au changement climatique

Les villes consomment déjà 80% de l’énergie et génèrent plus de 60% des gaz à effet de serre. Dans l’euphorie du 20e siècle, la résilience urbaine a été singulièrement mise à mal (îlot de chaleur, imperméabilisation des sols, vulnérabilité des équipements électriques, zone naturelle d’expansion des eaux insuffisantes, …). Canicules, tempêtes, inondations, plus les villes sont peuplées, plus ces risques sont pesants. Les villes doivent dès à présent renforcer leurs capacités de résistance, ont prévenu des scientifiques et experts réunis à Vienne au congrès des sciences de la terre.

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/inondations-canicules-les-villes-doivent-se-preparer-urgemment-au-changement-climatique_112595

Après l’Opep, le pétrole chute et entraîne les cours agricoles

L’Opep a maintenu les quotas de production de pétrole jusqu’en mars 2018. Les stocks mondiaux étant bien supérieurs à la moyenne des 5 dernières années, ces quotas ont déçu les marchés. Le baril (WTI) est passé sous les 50$. Le maïs et le soja, servant en partie à faire des biocarburants, sont en partie substituables par des dérivés pétroliers. Les céréales ont donc suivi le mouvement baissier au marché de Chicago. Le blé semble cependant mieux résister en raison d’éventuels risques climatiques à venir sur les USA.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/apres-l-opep-le-petrole-chute-et-entraine-les-cours-agricoles-723318.html

Avignon, Valence et Nantes, championnes françaises de l’autonomie alimentaire

Le cabinet de conseil Utopies (aide aux entreprises à intégrer le développement durable à leurs stratégies) a évalué le degré d’autonomie alimentaire des cent premières aires urbaines françaises. Résultat : L’aire urbaine d’Avignon est la plus autosuffisante de France : 8,2 %. À l’inverse, Thionville, Compiègne, Creil et Forbach sont en bas de tableau : 0,2 %. La moyenne est de 2 % ; 98 % des produits alimentaires consommés localement sont importés. Selon M. Florentin, directeur associé d’Utopies et co-auteur de l’étude, le schéma économique de nos systèmes d’alimentation locaux est absurde. Comment l’expliquer ? Quelles sont les pistes d’amélioration ?

https://www.wedemain.fr/Avignon-Valence-et-Nantes-championnes-francaises-de-l-autonomie-alimentaire_a2751.html

Jean-Claude Balbot : « Pas sûr que l’on puisse nourrir tout le monde »

Peut-on généraliser les filières agricoles de vente directe ? Face au productivisme et à la financiarisation des exploitations, le CIVAM prône des modèles d’agriculture durable, économiquement, socialement et environnementalement. Il y a des avantages mais aussi des limites. Un circuit court est un surcroît de travail (transformation et vente des produits), tous les paysans ne peuvent être transformateurs ou commerçants. Le surcroît d’équipement peut mener au sur-investissement, à travailler 80 h/sem et à livrer sur des centaines de kilomètres. Est-ce durable ? En 30 ans d’activité, M Balbot vendait peu aux classes populaires. Pas sûr que ce modèle puisse nourrir tout le monde. D’un autre côté, l’agriculture nourrit tout le monde à pas cher. Il faut la rendre durable de l’amont à l’aval (capital, investissements, emplois, environnement, santé, …). Les industriels et les pouvoirs publics ne répondent pas, ils s’en remettent au marché. Ils ne pourront pas le faire éternellement…

http://www.humanite.fr/jean-claude-balbot-pas-sur-que-lon-puisse-nourrir-tout-le-monde-635485

L’avantage environnemental des circuits courts est fortement dépendant du mode de production

En 2010, 107.000 exploitants, soit 21% des exploitations françaises, vendaient en circuits courts, rapporte l’Ademe. Côté consommateurs, 6 à 7% des achats alimentaires se font par des circuits courts spécialisés. Le nombre de points de vente augmente : 600 à 1.200 marchés de producteurs, 1.600 Amap, 650 « ruches », 250 magasins de producteurs en 2015. Mais 65,5% des ventes (en valeur) de produits alimentaires s’effectuaient encore en grandes surfaces généralistes en 2014, même si celles-ci proposent elles-mêmes certains produits en circuits courts. Cependant, l’Ademe met en garde sur le fait que le bilan environnemental des circuits courts n’est pas systématiquement meilleur que celui des circuits longs. Pour qu’il le soit, modes de production, transport et comportement du consommateur doivent suivre.

https://www.actu-environnement.com/ae/news/circuits-courts-proximite-alimentation-avis-Ademe-29282.php4#xtor=EPR-1

Une vaste opération européenne permet la saisie de 122 tonnes de pesticides

Dans le cadre d’une coopération européenne, l’agence européenne Europol a annoncé jeudi 6 juillet 2017 avoir contribué à la saisie de 122 tonnes de pesticides illégaux, dangereux et hautement inflammables dans 16 pays européens. Une quantité de produit suffisante pour couvrir presque deux fois la surface du Luxembourg! Europol désigne la Chine comme principal pays d’origine des biens contrefaits. L’utilisation des liaisons ferroviaires Chine-Europe est une opportunité pour les réseaux criminels par rapport aux voies aériennes ou maritimes.

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/les-douanes-europeennes-saisissent-122-tonnes-de-pesticides-contrefaits_114573

DATA. Les chiffres de l’enquête sur les tarifs du bio en supermarché

Par Sarah Sermondadaz le 31.08.2017

UFC Que Choisir conclut à travers une enquête portant sur 1 541 points de vente que le prix d’une consommation annuelle en fruits et légumes bio revient pour un ménage français en moyenne à 660 euros, contre 368 euros pour le conventionnel. Cette différence ne s’expliquerait pas seulement par les coûts de production plus élevés du biologique, les marges réalisées sur le bio par les grandes surfaces sont pointées du doigt.

https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/data/une-enquete-de-l-ufc-que-choisir-denonce-les-tarifs-prohibitifs-du-bio-en-magasins_115932

Crise agricole : comment empêcher banques et créanciers de s’enrichir grâce au sur-endettement des paysans

par Nolwenn Weiler

D’après la Mutualité sociale agricole (MSA), un tiers des agriculteurs vit avec moins de 350 euros par mois. La MSA et les assurances décrochent la palme des plus rudes créanciers. « On ne peut pas faire autrement que de réclamer les impayés », répond Christine Dupuy, directrice chargée de la réglementation et de l’appui au réseau de la Caisse centrale de la MSA. « Le paiement des cotisations sociales est obligatoire. On ne peut pas rester en dette vis-à-vis de la sécurité sociale ». Côté banque, « si le foncier est hypothéqué, ils laissent parfois courir les difficultés pour que le paysan coule et récupérer leur mise », dixit Gérard Fiquet, président de Solidarité paysans Bretagne. La coopérative qui fournit animaux et aliments peut prévenir que tout va s’arrêter et activer les warrant (caution permettant au créancier de saisir du matériel agricole, du cheptel ou certaines récoltes en cas de non remboursement de dettes).

https://www.bastamag.net/Crise-agricole-comment-empecher-banques-et-creanciers-de-s-enrichir-grace-au

 

Agriculture bio : attention au fétichisme du label

Beaucoup d’observateurs parlent aujourd’hui d’un « changement d’échelle » de l’agriculture biologique en France. Les ventes ont doublé en six ans, pour atteindre sept milliards d’euros à la fin 2016. Pour certains produits, la part de marché commence à être significative : 20 % pour les œufs et 12 % pour le lait. Ces développements suscitent toutefois des sentiments contrastés parmi les personnes qui promeuvent l’agriculture biologique. Des craintes apparaissent face au développement de gammes de produits bio à bas prix dans la grande distribution ou la conversion récente de très grandes exploitations. Ne risque-t-on pas d’adopter des pratiques contraires à l’« esprit de la bio » ? D’aller vers des modes de production de plus en plus proches de l’agriculture industrielle ? Ou de voir se créer une bio « à deux vitesses » ?

https://theconversation.com/agriculture-bio-attention-au-fetichisme-du-label-73926

De quel EROEI avons-nous besoin pour collecter des baies ?

Nous avons collecté 2 kg de baies. Selon les données disponibles, les baies contiennent 125 kJ / 100g. Ainsi, la collection totale était d’environ 2500 kJ, soit environ 700 Wh. Maintenant, il s’agissait d’environ une heure de travail de faible intensité pour deux personnes, alors disons qu’il s’agissait d’un total de 50x2x1h = 100 Wh du travail humain. L’efficacité métabolique humaine de la conversion des aliments en énergie mécanique est de 20-25 %, nous avons donc consommé environ 400-500 Wh d’énergie alimentaire pour collecter 700 Wh. Très approximativement le résultat final est un EROEI = 1,4 à 1,7. Pas comparable au pétrole brut, mais probablement plus que suffisant pour que nos ancêtres apprécient les baies comme friandises de saison. Mais, bien sûr, personne n’a jamais vécu que de baies, pas même au paléolithique. Le contenu énergétique de plusieurs types d’aliments que vous pouvez trouver dans un environnement naturel peut être supérieur à celui des mûres. Les noix ont plus de plus de 10 000 kJ / 100 g.. Si vous pouvez collecter un kg / heure, comme nous l’avons fait pour les baies, cela signifie un EROEI de plus de 100 (!!). Plus grand que l’EROEI mythique du pétrole brut il y a cent ans. Le blé et les céréales, en général, ont également une teneur élevée en énergie (15 000 kJ / kg), montrant comment le glanage pourrait être une stratégie de collecte alimentaire extrêmement efficace.

http://versouvaton.blogspot.fr/2017/09/de-quel-eroei-avons-nous-besoin-pour.html

A bout de souffle, les hypermarchés à la lutte pour leur survie

Une compétition féroce sur le marché français entre les enseignes. Les hypermarchés, toutes enseignes confondues, ont enregistré une croissance de seulement 0,3 % de leurs chiffres d’affaires au cours des trois dernières années. Dans le même temps, l’ensemble du marché progressait, lui, de 3 %, le format dit « de proximité » de 7 %, et le modèle du drive – où les courses commandées sur Internet sont livrées dans le coffre de la voiture – de 40 %. L’hypermarché est né dans les années 1960, avec un concept de “tout sous le même toit et pas cher”, rappelle Philippe Nobile, directeur chargé de la distribution et du numérique au cabinet de conseil Boston Consulting Group. L’idée était de proposer un choix très large et de développer un marché de masse où les prix sont abordables grâce au volume généré. Mais, aujourd’hui, c’est justement le credo d’acteurs Internet, comme Amazon, qui proposent une offre 10 fois plus importante qu’un magasin, tout en offrant un service de conseil et d’informations sur les produits que n’ont plus les hypermarchés. Le tout en livrant à domicile. »

http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/10/17/a-bout-de-souffle-les-hypers-en-quete-d-un-nouveau-modele_5201955_3234.html

A Bure, contre le désert nucléaire, habitants et néo-paysans font revivre la campagne

Venus à Bure pour s’opposer à la poubelle nucléaire, des activistes ont choisi de s’installer dans la Meuse pour enraciner la lutte. Malgré la constante pression policière, ils cultivent de multiples projets et regardent avec les habitants vers le long terme.

https://reporterre.net/A-Bure-contre-le-desert-nucleaire-habitants-et-neo-paysans-font-revivre-la

Des investisseurs chinois acquièrent 900 hectares de terres dans l’Allier

900 hectares de terres agricoles ont été acquis dans l’Allier l’été dernier par les mêmes investisseurs chinois qui avaient acheté 1.700 ha dans l’Indre il y a 2 ans, a déclaré à l’AFP, M. Hyest, président de la FnSafer (Fédération nationale des Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural). Les Safer, sociétés chargées en France de l’aménagement rural et foncier, ont un droit de préemption lors de la cession d’une exploitation agricole. Le groupe China Hongyang (fabrication et commercialisation d’équipements pour stations service et l’industrie pétrolière), a contourné ce droit de préemption en acquérant 98 % des parts sociales de sociétés agricoles, afin de mettre la main sur 900 hectares de terres à blé et à maïs dans l’Allier ». Contrairement à il y a 2 ans, la Safer a reçu cette fois-ci une notification rendue obligatoire depuis le changement de la loi début 2017, mais n’a pu intervenir. La loi sur l’accaparement des terres agricoles adoptée par le gouvernement Hollande ayant été partiellement invalidée par le Conseil constitutionnel.

https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article/des-investisseurs-chinois-acquierent-900-hectares-de-terres-dans-l-allier-202-132513.html

Le bio pour tous, un objectif inatteignable sans renoncer à la viande ?

C’est ce que suggère une étude publiée dans la revue Nature Communications. Selon ces scientifiques, nourrir les 9 milliards d’êtres humains sur la planète grâce à une production à 100% biologique d’ici 2050 ne saurait être possible sans augmenter les surfaces cultivées de façon significative… ou changer radicalement nos habitudes alimentaires : Réduire de 50% de gaspillage alimentaire et supprimer les cultures destinées à l’alimentation animale,

https://www.sciencesetavenir.fr/nutrition/le-bio-pour-tous-un-objectif-inatteignable-sans-renoncer-a-la-viande_118340

Glyphosate : L’Inra remet un rapport sur cet herbicide au gouvernement

Les États membres de l’UE ont accepté lundi d’autoriser pour 5 ans supplémentaires le glyphosate mais le président Macron, a affirmé que l’herbicide controversé serait interdit en France « au plus tard dans 3 ans ». L’Institut national de recherches agronomiques (INRA) a remis vendredi au gouvernement un rapport sur le glyphosate en vue de l’élaboration d’un plan d’arrêt de l’usage de ce pesticide dans l’agriculture, qui sera présenté avant la fin de l’année. Dans ce rapport, l’INRA identifie différentes alternatives techniques pour remplacer l’herbicide : la destruction physique par le désherbage mécanique, le labour, le recours au gel hivernal des cultures intermédiaires et l’utilisation ciblées d’autres herbicides homologués. Mais, il reste des impasses pour ce qui est de l’agriculture de conservation, pour la récolte des fruits à coques, lors du rouissage du lin ou dans le cas des terrains dont la conformation ne permet pas le désherbage mécanique par exemple. La réduction des produits phytopharmaceutiques fera partie des objectifs prioritaires en termes de recherche et d’investissement des États généraux de l’alimentation », a déclaré à l’AFP M. Maugin, qui co-préside l’atelier 14 qui doit déterminer comment seront répartis les 5 milliards promis par le président Macron à l’agriculture.

https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/l-inra-remet-un-rapport-sur-cet-herbicide-au-gouvernement-205-132884.html

Les défaillances d’entreprises agricoles ont continué d’augmenter en 2017

Selon l’Insee, les défaillances d’exploitations agricoles – liquidations et redressements judiciaires ou placements en sauvegarde – ont continué d’augmenter en 2017.  Fin septembre, 1.281 défaillances ont été enregistrées (+6,7% sur un an) alors que la situation des entreprises françaises s’améliore (-7 % sur un an, tous secteurs confondus). La MSA, Sécurité sociale des agriculteurs, estime pour 2016 que 30 % des agriculteurs avaient un revenu inférieur à 350 €/mois pour un revenu moyen compris entre 1.083 et 1.250 €/mois. Dans ce contexte, les installations de nouveaux agriculteurs ont aussi reculé en 2016 (-6,2 %/an par rapport à 2015 soit 14.146 nouveaux chefs d’exploitation sur l’année, 940 de moins qu’en 2015). Cependant, si l’installation des jeunes agriculteurs (<40ans) s’est maintenu par rapport à 2015 (9.246 personnes, 65,4 % des nouveaux installés en 2016), la part des installations tardives ne résultant pas d’un transfert entre époux (3.821 personnes) à la faveur du départ à la retraite du conjoint, se sont nettement réduites (- 18,6 %).

https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article/les-defaillances-d-entreprises-agricoles-ont-continue-d-augmenter-en-2017-202-133368.html

Pour la France, l’agriculture n’est plus une priorité européenne à défendre

Une « note des autorités françaises » a été publiée par le site d’information en ligne Contexte (9/01/18). L’exécutif français y assume implicitement la baisse du budget de la PAC (politique agricole commune) post-2020 alors que la France en était le premier bénéficiaire. Selon cette note « L’ambition (…) est de faire de l’Europe une puissance mondiale, qui garantit la sécurité de ses concitoyens et leur assure un avenir prospère ». La note met en exergue les « nouveaux défis collectifs » : « sécurité et défense, compétitivité économique et numérique, éducation, développement social, transition énergétique, migrations ». Le RU est contributeur net au budget européen (~5 Mds€ hors mesures d’ajustement budgétaire). « l’UE ne pourra pas continuer à payer à 27 ce qu’elle finançait jusqu’à présent à 28 Etats membres », le Brexit met à mal le budget PAC post-2020.

https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/pour-la-france-l-agriculture-n-est-plus-une-priorite-europeenne-a-defendre-205-133866.html

L’agriculture urbaine pourrait générer des milliards € de bénéfices

Des chercheurs de l’Université Tsinghua de Pékin et des universités américaines de Berkeley (Californie) et d’Arizona (que vient de publier Earth’s Future) ont mesuré à partir de Google Earth qu’entre 367 000 km² (hypothèse basse) et 641 000 km² (hypothèse haute) d’espaces insérés dans les villes du monde entier pourraient servir à produire des légumes. Les chercheurs ont fait 3 catégories. La première regroupe les cultures les plus adaptées à la ville : légumes secs, légumes racinaires (carottes, navets, pommes de terre), choux et épinards. La seconde, celles qui posent plus de problèmes : les arbustes fruitiers et les légumes moins nourrisants comme les tomates et les laitues. Enfin, la troisième catégorie est celle des cultures les moins adaptables : les grands arbres fruitiers (pommiers, poiriers, citronniers), les cultures intensives (tournesol ou colza). Ils ont ensuite défini pour chaque pays les cultures les plus adaptées pour en tirer une évaluation de production et de revenus. C’est ainsi qu’ils arrivent à un total de 100 à 180 millions de tonnes de nourriture par an. C’est peu au regard des 6500 millions de tonnes de végétaux récoltés tous les ans dans le monde (FAO). Mais pour certaines plantations comme les légumes secs et racinaires, l’agriculture urbaine pourrait remplir jusqu’à 10% des besoins. Au total, elle générerait entre 65 et 122 millions d’euros de revenus.

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/agriculture/l-agriculture-urbaine-pourrait-generer-des-milliards-d-euros-de-benefices_119866

Veolia se penche sur l’agriculture de demain

Production de protéines à base d’insectes, agriculture urbaine, aquaponie (production de poissons et de plantes dans un système en production fermée), Veolia, leader mondial de la gestion de l’eau et des déchets, multiplie les expérimentations dans le domaine agricole. Lors d’une journée presse sur le thème du « monde en 2040″, A. Frérot, PDG du groupe, explique qu’avec 9 milliards d’habitants et une classe moyenne beaucoup plus nombreuse, les besoins alimentaires en 2040 seront supérieurs de 50 % à ceux d’aujourd’hui. Considérant que l’agriculture est au « carrefour de nos trois métiers existants » (gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie), Veolia souhaite « développer un corpus de connaissances » pour proposer de nouveaux services à ses clients.

https://www.terre-net.fr/partenaire/innovation-et-technologie/article/veolia-se-penche-sur-l-agriculture-de-demain-2894-135108.html

Inondations, agriculture et société : le besoin d’une parole juste

Alors que la décrue est en cours, M. Benoit de l’Académie d’Agriculture de France (AAF) écrit dans sa synthèse du 8/02/18, que les activités agricoles ont eu un impact marginal sur la crue de janvier 2018 au regard de l’artificialisation des sols. L’aggravation des problèmes vient de la croissance non pas de l’aléa, considéré comme constant à l’échelle de notre histoire, mais de la vulnérabilité résultant du développement continu de l’urbanisation en zones inondables autrefois à vocation agricole. La France, de 1984 à 2004, a perdu de 40.000 à 100.000 ha/an de terres agricoles. L’aménagement et la gestion du paysage (création de terrasses de cultures, banquettes, haies, bandes enherbées, seuils et retenues d’eau, reboisement des pentes, …) peuvent contribuer à développer une meilleure hydrologie à l’échelle du bassin versant. Cependant, en situation de saturation des sols en eau, ces pratiques ne peuvent plus jouer leurs rôles protecteurs habituels.

http://www.lafranceagricole.fr/r/Publie/FA/p1/Infographies/Web/2018-02-09/synthesepouraafsurinondationsguillaumebenoit4validee.pdf

Agriculture : la séquestration de carbone en question

Annoncée en 2015 par le ministre français de l’agriculture, M. Le Foll, lancée officiellement lors de la COP22 de Marrakech, l’initiative «4 pour 1.000» vise à augmenter la teneur en carbone dans les sols agricoles de 0,4% par an. L’objectif est triple. En absorbant les rejets anthropiques de gaz à effet de serre ce serait un moyen de lutter contre le réchauffement, d’assurer la sécurité alimentaire mondiale (meilleurs rendements grâce à des sols plus fertiles) et d’adapter l’agriculture mondiale aux changements climatiques. L’agriculture mondiale, actuellement émettrice de ~25% des GES anthropiques, pourrait en devenir un puits très efficace, tout en nourrissant le monde. Mais, l’idée ne fait pas l’unanimité de la communauté scientifique. Une étude publiée en février dans Nature Climate Change par des chercheurs du Centre commun de recherche (CRC) de la Commission européenne révèle qu’une fois atteint la saturation en carbone, cette mesure pourrait être contreproductive à cause d’émission de protoxyde d’azote (N2O), puissant gaz à effet de serre.

http://www.journaldelenvironnement.net/article/agriculture-la-sequestration-de-carbone-en-question,90733

« L’agriculture ne doit pas être un bouc émissaire »

Les médias ont relayé l’information selon laquelle les pratiques agricoles seraient responsables des disparitions d’oiseaux. A. Carré, ingénieur agronome, estime que ce parti pris usurpe les valeurs de la science et désinforme l’opinion. Même si, l’agriculture a sa part de responsabilités, occulter le reste empêchera de résoudre le problème du déclin de certaines populations de volatiles. Deux études (Stoc (suivi temporel des oiseaux communs) et la Zone atelier « Plaine & val de Sèvre », montre que la diversité et la biomasse des espèces d’oiseaux « spécialistes des milieux agricoles » diminue. Or, la population des « oiseaux des villes » diminue elle aussi, sans qu’il puisse être incriminé l’agriculture. Les causes sont potentiellement nombreuses. Le réchauffement climatique, la prédation d’autres oiseaux (la population de certains rapaces, échassiers, corvidés augmente), la compétition pour la nourriture et les abris avec les « oiseaux généralistes », qui voient eux leur population augmenter, la prédation des chats, l’urbanisation et l’artificialisation des terres, la pollution des voitures et des industries, les maladies (grippe aviaire), …, ne doivent pas être écartées.

https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article/disparition-d-oiseaux-l-agriculture-ne-doit-pas-etre-un-bouc-emissaire-par-alexandre-carre-202-136428.html

Le péril démographique (4/4): La bombe humaine

 Aujourd’hui, nous voilà en présence de plusieurs phénomènes : d’un côté un mouvement de transition démographique – qui tarde parfois à se faire – et de l’autre, un vieillissement qui met à mal l’organisation économique et sociale d’après-guerre. Des enjeux majeurs, auxquels s’ajoute celui de la finitude des ressources face à une population de plus en plus nombreuse. Quelles sont les limites de la planète face au débordement démographique ? Y a-t-il trop d’humains ou est-ce le système économique qui consomme plus de ressources que la Terre ne peut en produire ? Faut-il alors remettre la cité sur le chemin de sa longévité ? La croissance démographique est-elle une bombe écologique ?

https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10081-12.04.2018-ITEMA_21645667-0.mp3

https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/le-peril-demographique-44-la-bombe-humaine

Un « déclin » de l’agriculture en Europe occidentale d’ici 2027

L’agriculture devrait décliner en Europe occidentale dans les 10 ans à venir, selon l’OCDE et la FAO. Les surfaces de prairies et de cultures s’y réduisent alors qu’elles augmentent sur le continent américain et en Asie du sud-est. Outre les céréales, le lait et la viande, le déclin des productions « sera plus particulièrement marqué pour le biodiesel », réalisé à partir de colza ou de tournesol, dont la production devrait baisser de 4 % en dix ans à la suite d’un recul de la demande de diesel. Enfin, L’OCDE et la FAO s’inquiètent d’une politique de l’eau « de moins en moins durable » au Moyen Orient et en Afrique du nord, zone qui dépendra de plus en plus des importations, et où la production agricole devrait baisser de 21 % d’ici la fin du siècle par rapport à 2000.

https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article/un-declin-de-l-agriculture-en-europe-occidentale-d-ici-2027-202-139326.html

La Confédération paysanne s’invite chez Bolloré

Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté ce 5 juin 2018, à l’appel de la Confédération paysanne devant l’entrée d’un domaine viticole appartenant à Vincent Bolloré à La Croix-Valmer (Var) pour dénoncer « l’accaparement des terres » et les « spéculations sur le dos des paysans locaux ». « Nous dénonçons la financiarisation de l’agriculture : des personnes extérieures au monde agricole viennent faire du fric sur la terre des paysans en les excluant », déplore Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne.

http://www.lafranceagricole.fr/actualites/gestion-et-droit/accaparement-des-terres-la-confederation-paysanne-sinvite-chez-bollore-1,3,3803550881.html

Les syndicats agricoles vent debout contre la baisse du budget de la Pac

Inacceptable », « augmentation de la précarité des agriculteurs », « manque d’ambition ». Les syndicats agricoles français ont tiré à boulets rouges jeudi contre les annonces de la Commission Européenne sur le budget de l’Union pour la période 2021-2027. Et pour cause : l’exécutif européen prône une baisse de 5 % du budget de la politique agricole commune, dont 4 % pour son volet consacré aux aides directes en faveur des agriculteurs.

https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/les-syndicats-agricoles-vent-debout-contre-la-baisse-du-budget-de-la-pac-205-137424.html

La nature dans la ville

Le Cése (Conseil économique, social et environnemental) rappelle que la ville minérale et de béton ne cesse de gagner sur sa périphérie, en détruisant des habitats naturels, des espèces, en imperméabilisant des sols avec un risque accru d’inondations, etc. Ce modèle se retournant de plus en plus contre les citadins, apparaissent maintenant des initiatives visant à « renaturer » la ville. Face au réchauffement climatique, la végétalisation permet de lutter contre l’effet « ilot de chaleur », un regain de biodiversité, des économies en chauffage l’hiver et en climatisation l’été. On note des effets positifs sur la qualité de l’air par filtration et capture d’une partie des particules en suspension dans l’air, un effet tampon des surfaces végétalisées et drainantes dans l’écoulement de l’eau de pluie et des bénéfices pour la santé physique et mentale des habitants. Cependant il y a un risque d’avoir un renforcement des inégalités. Les quartiers « renaturés » devenus plaisants pourraient se vider de leurs populations modestes, en raison de la hausse du prix du mètre carré.

https://www.alternatives-economiques.fr/nature-ville/00085487

Des pertes de 10 % à 25 % par degré de réchauffement à cause des insectes

Selon une étude publiée dans Science, la hausse des températures dans le monde va conduire à un développement des insectes ravageurs des cultures de blé, maïs et riz. La conséquence sera une baisse conséquente des rendements pour ces céréales dont le puceron, le perce-tige et la tordeuse du riz. « Il y a beaucoup de choses que les pays les plus riches peuvent faire pour réduire les effets négatifs en développant des stratégies de lutte intégrée contre les ravageurs, explique Scott Merrill. Mais les pays les plus pauvres, qui dépendent de ces cultures comme céréales de base, vont avoir plus de difficultés. » La lutte contre ce fléau risque donc d’accroître encore un peu plus les inégalités entre les pays face au changement climatique.

https://www.lemonde.fr/climat/article/2018/08/30/le-rechauffement-favorise-le-ravage-des-recoltes-par-les-insectes-nuisibles_5348257_1652612.html

Cinq néonicotinoïdes interdits à partir de septembre

La liste de cinq néonicotinoïdes interdits à partir du 1er septembre a été publiée mercredi par le gouvernement, au grand dam des agriculteurs qui estiment ne pas pouvoir se passer de certains usages de ces produits. Ces cinq substances sont utilisées pour enrober des semences. Elles s’attaquent au système nerveux des insectes mais elles désorientent et affaiblissent les abeilles et autres pollinisateurs selon l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf). Les produits concernés par l’interdiction sont le clothianidine, l’imidaclopride, le thiaméthoxam, la thiaclopride et l’acétamipride. Des dérogations au cas par cas sont toutefois prévues jusqu’au 1er juillet 2020.

https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/cinq-neonicotinoides-interdits-a-partir-de-septembre-205-140056.html

Suicide des agriculteurs

Conseiller municipal – sans étiquette – de Marmande, dans le Lot-et-Garonne, Patrick Maurin entame dimanche 23 septembre une marche citoyenne de plus de 500 km qui l’emmènera en 22 étapes à Saint-Anne-d’Auray dans le Morbihan. Par cette démarche, il veut dénoncer le fléau du suicide des agriculteurs. Dans chacune des 22 villes étapes, des rencontres seront organisées. Les agriculteurs constituent la catégorie socioprofessionnelle la plus à risque en matière de suicide : la surmortalité par suicide chez les agriculteurs est 20 à 30 % supérieure à la moyenne de la population. En 2016, le nombre de passages à l’acte a été multiplié par trois.

https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/l-elu-marmandais-patrick-maurin-demarre-une-marche-citoyenne-de-540-km-205-140569.html#utm_campaign=DossiersSpeciaux&utm_source=TN-HP&utm_medium=BMK

Déconsommation : mode ou nécessité ?

Le bureau d’études IRI a établi, pour le premier semestre de l’année 2018, « une baisse des volumes d’un niveau jamais atteint en 5 ans ». Le plus flagrant concerne l’alimentation et les produits d’hygiène, les ventes ont baissé de 1,2% selon l’IRI. L’ère est à la déconsommation, consommer moins, mieux et autrement. Depuis quelques années, cette tendance se confirme. Moins de viande, de produits d’hygiène, de vêtements. Chaque déconsommateur a ses raisons, économiques, environnementales ou simplement pour se sentir mieux.

https://www.franceculture.fr/emissions/grand-reportage/deconsommation-mode-ou-necessite

Les « jobs à la con » sont partout (et c’est à ça qu’on les reconnaît…)

Petits chefs, cocheurs de cases, rafistoleurs, larbins, porte flingues … 35-40% des gens pensent que leur travail est inutile. Un interview de David Graeber.

https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-10.09.2018-ITEMA_21803443-1.mp3

Réchauffement climatique : vers une pénurie de bière et de whisky ?

En s’intensifiant les vagues de chaleur et les sécheresses, le réchauffement climatique risque de faire radicalement chuter la production d’orge. La production de boissons dérivées de la céréale, comme la bière ou le whisky, risque d’en pâtir. « Une baisse de la production mondiale d’orge, c’est une baisse encore plus grande de la production d’orge consacrée à la bière », explique Dabo Guan, professeur en économie du changement climatique à l’Université d’East Anglia (GB). « les cultures de haute qualité sont encore plus sensibles ». Or, seule l’orge de la meilleure qualité (moins de 20% de l’orge mondiale) est consacrée à la production de bière ou de malt whisky. Dans cette perspective, il faut s’attendre à une chute de 16% de la production mondiale de bière. Soit l’équivalent de ce qui est bu en un an aux Etats-Unis actuellement.

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/rechauffement-climatique-risque-de-penurie-de-biere_128597

Le secteur agricole, grand absent des politiques de transition écologique

Contrairement au secteur énergétique, celui de l’agriculture ne bénéficie pas de politiques publiques orientées vers une transition écologique. Or, le bétail est la première source d’émissions de méthane et de protoxyde d’azote en étant responsable d’environ 16,5 % des émissions mondiales. Cela se traduit par une forte contribution de l’agriculture au changement climatique, selon un rapport publié le 16/10/18 par Changing Markets Foundation et Mighty Earth. En cause, les politiques publiques qui encouragent encore et toujours un modèle agricole tourné vers la production de viande et de produits laitiers. Avec 30 milliards d’animaux d’élevage dans le monde (4 fois plus que d’humains), c’est 330 millions de tonnes (MT) de viande et 812 MT de lait sont consommées dans le monde chaque année.

https://www.euractiv.fr/section/agriculture-alimentation/news/governments-lack-policies-to-support-food-sector-in-low-carbon-transition-report/?utm_source=EURACTIV&utm_campaign=c39b013750-RSS_EMAIL_FR_Derni%C3%A8res_infos&utm_medium=email&utm_term=0_c59e2fd7a9-c39b013750-115013739

Des micro-plastiques présents dans la chaîne alimentaire humaine

Les micro-plastiques sont omniprésents dans la chaîne alimentaire humaine, montre une étude publiée mardi qui a permis de détecter leurs présences dans les selles de personnes habitant en Europe, en Russie et au Japon. La taille des morceaux de plastique trouvés dans les selles varie de 50 à 500 micromètres, soit l’épaisseur d’un cheveu ou plus. « Nous n’avons pas été capables d’établir un lien fiable entre les comportements alimentaires et l’exposition aux micro-plastiques », indique Philipp Schwabl, chercheur à l’Université médicale de Vienne, qui a mené l’étude. Les scientifiques supposent cependant qu’ils ont été ingérés via des produits de la mer, l’eau des bouteilles en plastique et la nourriture emballée dans du plastique.

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/des-micro-plastiques-presents-dans-la-chaine-alimentaire-humaine_128850.amp

Donner toute leur place aux circuits courts

Avec la loi issue des États généraux (01/11/18), les produits issus de circuits courts, les produits bios ou sous signe de qualité, devront constituer 50 % de l’approvisionnement en restauration collective à compter du 01/22. Le consommateur voudrait de la proximité. Pourtant, même si 20 % des agriculteurs vendent tout ou partie de leur production en circuits courts, « Les circuits courts ne représentent que 3 Mds€ (5-10 % de la consommation française) », selon C. Cochonneau, président de l’APCA. En comparaison, le marché de la pizza, c’est 5 Mds€. Derrière la bannière « circuits courts », il y a les traditionnels marchés et la vente directe à la ferme, mais de nouvelles formes émergent. Des producteurs créent des magasins en ville et d’autres saisissent l’opportunité du digital, avec des drives fermiers comme « pourdebon.com ». 25 % de la consommation alimentaire (3,7 milliards de repas en restauration hors foyer) échappe aux GMS. Les circuits-courts doivent donc passer par la restauration collective mais il faudra revoir les priorités budgétaires. Ainsi, la matière première d’un repas hospitalier représente 1,4€ et il faudrait augmenter de 0,3€ le coût d’un repas en cantine pour avoir 20% de bio. D’autre part, la restauration travaille de gros volumes et il y a des besoins de planifications à long terme selon F. Lehoux, directrice générale de Geco food service. Des initiatives voient donc le jour pour aider les producteurs à s’organiser comme celle de la Chambre d’agriculture de Bretagne (Breiz’Alim).

https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article/donner-toute-leur-place-aux-circuits-courts-202-142730.html

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